Apres la casse : la panne moteur
Bon, toutes les conditions ou presque sont reunies ce matin pour un vol sympa, un peu de vent, pas assez pour un face-voile mais suffisament pour une bonne prise en charge. Selon Michel qui vient de poser , ça commence un peu à brasser mais c’est volable.
J’en mene pas trop large apres mes diverses billevesées (casses multiples et tout le bordel).
Je me prepare avec Arnaud qui me file un bon coup de main et me securise à fond. Je prend ma course d’élan un peu à la ramasse. Je ne sais pas trop ce que j’ai merdé avec mes elevateurs, tant et si bien que l’aile qui fait tout ce qu’elle peut pour rester sagement au dessus de ma tete, me glisse un peu des mains. Je cherche un peu à tatons à me liberer du merdier local, je finit par retrouver mes petits dans tous ces bouts, je met les watts ……… et je decolle, putain ca fesait un bon bout de temps, j’en suis carrement surpris. Remarque que la surprise est de courte durée car à peine ai je eu le temps d’esquisser un rictus de satisfaction que ce putain d’enculé de moteur coupe lamentablement.
Au départ, un peu naivement, je pense que c’est parce que je tiens mal ma commande, ca doit venir de moi. Et puis les secondes passants et quelques tentatives plus tard, je m’aperçois qu’il s’agit bien d’une vraie panne moteur. En fait à part la fracture, il ne me manquait que ça.
Alors commence un assez court moment de grande, que dis je d’immense solitude. Tu vois, les atterros, quand je les prépare dans ma tete, c’est deja pas bien simple mais alors quand je les improvise, ca devient du grand art, une semoule !
Vu d’en bas, ca devait etre passablement comique, mes pathetiques gesticulations pour trouver les ressources d’atterire proprement. J’ai en point de mire un champs de mais grand comme l’Australie qui me tend les bras, je me vois bien me vautrer la dedans. Faut croire que Dieu existe finalement, je me pose (encore que le mot est mal adapté), je reprend donc, je me bouse dans un champs de blé fraichement coupé (et heureusement) , un peu sur les genoux quand meme, mais ça, j’en ai une grande habitude.
Et que de questions dans ma tete, putain , qu’est ce qui c’est passé ? A peine Arnaud arrive t’il à ma hauteur que je trouve ke coupable (bon , en regardant de plus près, le coupable c’est moi !) en fait, c’est une saloperie de petite sangle que j’utilise pour accrocher mes grosses sangles à ma plate forme pour les transports. Etant ceinture noire de bricolage, j’y ai fait un pov’noeud pour qu’elle tienne sur le cadre, et c’est ce pov’noeud qui est venu boucher l’orifice de mon filtre à air. Ca fait biezn marrer tout le monde, moi , un peu moins.
Bon, faut rester positif. Je suis venu, j’ai decollu, et je m’suis posu, pas forcement comme j’aurais voulu mais si on commence à faire les difficiles, hein ?
Ah, j’oubliais, les films de mes petits camarades :
1/ Mon Fred, trop facile au deco à l’atterro et à l’apero ! :
2/ Mon Jean Claude qui confond souvent son backbone et la navette CHALLENGER (encore que si la navette consomme autant d’huile ……..)
voila, je crois que je n’ai oublié personne, si Michel qui decolle vent de dos pour corser la chose.
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